Les chants d'Asphodèle

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Asphodèle ???  

Signification

Le choix de mon pseudonyme


J'ai choisi ce pseudonyme par hasard
Il est venu à moi au détour d'une page
Je l'ai trouvé beau et sans le savoir
Il a fait de moi son otage......



Dans l'Antiquité, les asphodèles étaient souvent utilisées pour fleurir la tombe des morts, d'où la légende du Pré de l'Asphodèle, lieu des Enfers dans la mythologie grecque.





Jeudi 03 Avril 2008 | Commentaires (0)


SECONDES D'ETERNITE  

Création


Bel amour sans fin,
Affranchi de la morsure du temps,
Libre et incertain.

Celui des premiers instants,
Délivré des toujours,
Et des « je t'aime » surannés.

Celui d'un seul regard,
Alangui du désir en promesse,
Et des effleurements furtifs.

Celui suspendu à un fil,
Secondes d'éternité sans souffle
D'une étreinte éphémère.

Bel amour des interdits,
Valse sensuelle en suspension,
A jamais inassouvie.


Asphodèle



Jeudi 03 Avril 2008 | Commentaires (0)


DERIVE VERS LE NEANT  

Création


Je ne rime plus avec aucune chose.
Je ne rime plus avec mon prénom.
Ma triste vie est devenue la prose
D'un étrange sourire sans horizon.

Je déchire la nuit de mes rêves.
Lorsque l'écho ne répond pas,
Un nom se dessine sur mes lèvres,
Une larme se brûle sur mes doigts.

La caresse du souvenir endort le mal.
Le sommeil berce mon cœur suppliant,
Comme le vent gonfle les voiles
D'un navire qui dérive vers le néant


Asphodèle


Jeudi 03 Avril 2008 | Commentaires (0)


TA SEULE ETOILE  

Création


Ton ombre s'efface sur le mur
Comme un sentiment s'enfuit.
Mon corps se fait armure,
Mon désir, l'épée qui détruit.

Ton regard se perd à l'horizon
Comme un oiseau sans aile.
Mon cœur se fait prison,
Ma passion, bourreau éternel.

Ton cœur se brise sur la vie
Comme un navire sans voile.
Mon âme se fait amie
Mon amour, ta seule étoile.


Asphodèle
A mon mari


Jeudi 03 Avril 2008 | Commentaires (0)


UNE FILLE A SON PERE  

Création


Père,
Homme tant de fois aimé,
Pardonné,
Même sans raison ;
Admiré,
Même sans aucune raison.

Dieu absent du panthéon familial.
Aventurier des terres inconnues.
Toujours à mon chevet dans le mal,
Mais jamais dans mon cœur à nu.

Protecteur à la force intransigeante.
Despote éclairé sans grand chemin.
Père attendri à la verve exigeante,
Le cœur emprisonné dans son poing.

Homme boulimique et généreux.
Rêveur romantique et artiste incompris.
Conteur de mensonges merveilleux
Pour tes petits - enfantS déjà conquis.

Epicurien hors de ta peau,
Tes rêves d'enfants devenues chimères,
Sont mes plus beaux châteaux,
Même si je les sais éphémères.

Don Quichotte des causes perdues,
Chevalier sans bannière,
Vieux sage à la recherche de sa tribu,
Tes combats ont fait de moi une guerrière.

Athéna sortie de la cuisse de Jupiter,
Je suis la flèche dans ton cœur.
Je lève mon verre à ta gloire de père,
A jamais la gardienne de tes peurs.

Mon père,
Tant aimé et admiré,
Haï et pardonné.
Dieu n'existe pas…
Peu importe puisque tu es là

Asphodèle
A mon père


Jeudi 03 Avril 2008 | Commentaires (0)


DOUCE LIQUEUR DE FIEL  

Création


Douce liqueur de fiel, ma meilleure ennemie.
Partenaire fidèle de mes solitaires orgies.
Distille ton nectar langoureux dans mes veines,
Disperse mon esprit de tes effluves malsaines.

Coule en flots vermeils dans mes entrailles,
Ronge délicieusement mes organes qui défaillent.
Réchauffe moi de ton poison de sombre éternité,
Berce moi dans tes bras maternels et sans pitié.

Viens, viens, repaît toi de ma solitude.
Allège moi de vaines et torves vicissitudes.
Envahis goulûment ce trop plein de vide,
En embaumant mon corps de ce doux liquide.

Courtise ma déchéance de prince mendiant.
Enchaîne-moi enfin dans tes cachots délirants.
Là où tous mes désirs éthyliques combattent,
Là où toutes mes envies mystiques se débattent.

Transporte moi jusqu'aux confins du dégoût.
Jusqu'au dégoût de soi-même, au dégoût de tout…
Là où la colère te fait vomir ta chair-naissance,
Là où le cancer fait pourrir ta chair rance.

Libère moi de cette alliance biblique sans fin,
Brise les chaînes infernales de cet esclavage divin.
Fleurte dans l'ivresse avec la putain de la vie,
Et meurs enfin de son doux venin de paradis.



Asphodèle



Jeudi 03 Avril 2008 | Commentaires (0)


UNE LARME VIENT DE MOURRIR  

Création


Sanglots orphelins sans avenir ;
Corps torturé de vivre ;
Torturé par trop de souvenirs.

Veines suppliciées du désamour ;
Corps agonisant de croire ;
Agonisant de trop de toujours.

Soupir ultime sans pardon ;
Corps froid d'avoir aimé ;
Froid d'un seul et unique abandon…..


Une larme vient de mourir…..

Asphodèle





Jeudi 03 Avril 2008 | Commentaires (0)


EPINES DE ROSE  

Création



Chaque épine transperce le cœur
De cet amour au parfum de roses fanées.
Bouquet désuet d'un seul bonheur,
Unique, sincère, et tant inespéré.

Un linceul de pétales rouge sang
Recouvre la princesse aux pieds nus.
Robe blanche en corolle de printemps.
Sa main se tend, l'épine tue.

Un pétale solitaire chante la trahison.
Il se penche, croyant savoir l'éblouir.
Caresses de soie sur ce visage sans nom,
Il se jette dans l'abîme de son sourire.

L'épine de rose darde comme un soleil.
Lame ensanglantée de la réalité,
Elle transforme en couronnes vermeilles
Les frêles tiges de l'innocence décapitée.


Asphodèle


Jeudi 03 Avril 2008 | Commentaires (0)


AMOUR EST DE RETOUR.....  

Création



Un filet d'eau claire, ténu et si pure….
Une roche millénaire, maternelle, sûre….
Une cascade vertigineuse et pressée….
Un torrent, Amour, bondissant vers l'Aimée.

L'Aimée, plaine verdoyante de certitudes.
La rivière se fraie gaiement dans sa plénitude.
Caresses d'herbes fraîches et de saules rieurs,
Dans un lit sauvage de caprices et d'ardeurs.

La rivière et la plaine s'aiment et s'apprivoisent.
Des affluents nombreux s'animent et pavoisent.
L'envie gonfle le fleuve d'eaux tumultueuses.
« L'eau se trouble » crie la mouette rieuse.

Un estuaire, un océan s'offre bleu d'illusions…
Aventure au goût salé, liberté, hésitations…
Cris des amants échoués sur un banc de sable.
Adieux balayés par le vent des coupables….

Un marais stagnant abandonné, sauvage.
Un horizon rouge sang s'enflamme sans partage.
Inconnue et lointaine, une brise légère d'errance.
Un trésor coule à pic, brisé de désespérance.

Petit matin de solitude et plage d'amertume.
L'océan fatigué, meurtri, dépose son écume…
« Ô terre desséchée par le soleil, je suis à l'agonie,
Redonne-moi ma plaine verdoyante, mon amie »

Un soleil au zénith, ardent, flamboyant de plaisir.
Un océan bleu-gris s'évapore en nuages de désirs.
Courses éthérées de souffles chauds et froids,
Les nues s'abandonnent sur les monts en émoi….

Douce musique souterraine, eau de vie belle.
Fines gouttelettes filtrées par les pierres éternelles.
« Amour est de retour, prêt à bondir vers Toi.
Sous les saules pleureurs, mon Aimée tout contre Moi »


Asphodèle
A ma fille


Jeudi 03 Avril 2008 | Commentaires (0)